LA VOIE DE LA DÉCOUVERTE, Katey Rayner, Ph.D. Directrice scientifique à la recherche

Katey Rayner, CSO

Katey Rayner, Ph.D. Directrice scientifique et vice-présidente à la recherche

Ma famille m’a longtemps taquinée en me disant que je n’étais pas une scientifique
« normale ». Enfant, je ne passais pas mon temps à examiner les
insectes ou les feuilles, à démonter des objets ou à préparer des potions. C’est
le corps humain qui m’intriguait. Aujourd’hui encore, c’est ce que j’essaie de
comprendre comme scientifique.

Maintenant, je porte un sarrau, et je conçois et mène des expériences avec des éprouvettes
et des fioles.

Je passe des heures et des heures à analyser les résultats, toujours avec la même question en tête : pourquoi? Comment le cœur fait-il ce qu’il fait?


Surtout, pourquoi la maladie s’installe-t-elle? Et… comment la guérir?

 

Cette curiosité intense de l’enfant que j’étais m’anime depuis des décennies dans la
quête que je mène avec mon équipe pour mieux comprendre le développement des
maladies du cœur et le fonctionnement — ou en fait, le dysfonctionnement — du
cœur.

Il est à la fois grisant et stupéfiant de constater à quel point nous avons
encore à apprendre et toutes les avenues que nous pouvons explorer pour
améliorer les soins et les traitements, et sauver encore plus de vies.  

C’est avec cette énergie et beaucoup d’enthousiasme que j’aborde mon nouveau rôle de
directrice scientifique, d’autant plus que j’ai moi-même grandi à Ottawa. C’est
un privilège pour moi de me joindre à la direction d’un établissement
exceptionnel et unique.

 

Aujourd’hui, l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa a plus que jamais besoin de
votre aide. La recherche de nouvelles solutions exige des fonds de démarrage la
part de personnes comme vous.

Envisageriez-vous
un don spécial de fin d’année de pour vous assurer que votre institut dispose
des outils, des traitements et du personnel nécessaires?

L’autre jour, une amie m’a demandé de lui expliquer mon rôle.

La meilleure analogie que
j’ai trouvée pour la recherche est un voyage en voiture.

Nous savons où
nous voulons aller alors que nous avançons en territoire inconnu, mais il n’y a
pas de GPS, parce que nous dessinons la carte à mesure. 

Nous devons nous arrêter souvent pour refaire le plein de carburant. La recherche,
en particulier, demande d’importants investissements de temps et d’argent, parce
que les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès au Canada.

 

La période actuelle est particulièrement prometteuse pour la recherche. À
l’Institut, plus de 65 chercheurs et 28 scientifiques mènent 315 études de
recherche clinique dans nos unités de soins, nos salles d’opération et nos
salles d’intervention, et des centaines d’autres se déroulent dans les
laboratoires au bout du couloir.

 

Nous repoussons les limites en créant des programmes innovants comme le programme
mobile de dépistage des maladies valvulaires,
présent dans votre
communauté. Ces maladies, prédisent les experts, seront la prochaine épidémie
de maladies cardiovasculaires au Canada.

C’est pourquoi l’équipe du programme mobile se déplace dans toute la région pour
donner accès aux meilleurs soins et services diagnostiques. Nous aidons les
gens à obtenir les soins dont ils ont besoin, près de chez eux. Cette approche
communautaire innovante nous permet aussi d’affiner nos questions de recherche
afin de développer de futurs traitements.

 

Cette initiative n’est qu’un exemple des projets de recherche qui m’inspirent
actuellement. L’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa est une force
en recherche cardiovasculaire au Canada et à l’international. Notre structure
particulière fait de nous un moteur du domaine.

 

Ici,tout le monde travaille sous un même toit : les cardiologues, les
chirurgiens et chirurgiennes, les médecins, le personnel infirmier et les
équipes soignantes collaborent tous ensemble avec nos chercheurs et chercheuses
dans les laboratoires et au chevet des patients.

 

Par exemple, le Dr Ian Paterson, scientifique et directeur du Centre
canadien des maladies cardiaques rares, traite des patients à sa clinique. Il
mène aussi des recherches sur l’utilisation de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et de l’imagerie cardiaque pour mieux comprendre et traiter les
maladies cardiaques rares.

 

Parailleurs, Christopher Sun, Ph.D., un autre de nos scientifiques, étudie comment
tirer parti des plus récentes avancées en apprentissage machine et en science
des données pour trouver des solutions. Son travail consiste à prédire la maladie, à identifier et traiter les patients les plus malades ainsi qu’à
réduire au maximum les temps d’attente.

 

Nous avons aussi parmi nous de grands innovateurs, comme Emilio Alarcon, Ph.D.
L’équipe de ce chercheur a testé plus de 2000 formules jusqu’à ce qu’elle
trouve la bonne composition pour une nanothérapie à base de particules d’or et
d’acides aminés qu’on pulvérise directement sur les lésions causées par une
crise cardiaque. La substance agit comme un pansement qui s’agrippe aux tissus cardiaques
endommagés. Elle a pour effet d’améliorer la fonction cardiaque et d’aider le
cœur à guérir.
 

 

Pour ma part, je m’intéresse avec mon équipe au rôle sous-jacent de l’inflammation
dans certaines maladies courantes comme la maladie coronarienne, l’obésité et
la démence. Nos découvertes jusqu’à présent nous indiquent la voie à suivre
pour les soins aux patients au Canada. Nous mettons au point des traitements prometteurs.


Mon équipe teste en ce moment même un nouveau médicament qui améliore les
marqueurs du diabète dans le but de réduire le risque de maladie
cardiovasculaire.

 

Un nouveau traitement peut prendre plus d’une décennie à mettre au point. La
découverte initiale, qu’il s’agisse d’un nouveau médicament, d’un nouveau
protocole ou d’un nouveau test, doit être rigoureusement vérifiée avant qu’on
puisse en faire un nouveau traitement. À l’Institut, nous posons des questions
pour améliorer vos soins et nous collaborons entre disciplines pour faire des
découvertes, parfois inattendues. Sur la base de ces découvertes, nous mettons
régulièrement à jour les traitements et les guides destinés aux patients.

 

Ce sont les gens comme vous qui me motivent dans mon travail. Vous avez à cœur cet institut exceptionnel et les quelque 2000 patients qui y entrent chaque jour. Vos
dons sont notre carburant. Votre vision et votre passion sont la carte que nous suivons vers une nouvelle ère en santé cardiaque.


Je reviens donc toujours à ma question maîtresse : pourquoi? La réponse : pour nos patients.

 

Les soins aux patients sont pour moi une affaire personnelle. Ma mère est devenue une patiente cardiaque avant que je ne commence à travailler à l’Institut. Elle a dû faire face à l’inconnu d’une opération au cœur. Son chirurgien était le Dr
Thierry Mesana, un pilier de l’Institut et mon futur mentor. Il y a parfois de
drôles de hasards. Ce qu’on pourrait considérer comme un accident de parcours
devient une réorientation positive.

 

Avec votre aide, nous travaillons aux frontières de la science cardiovasculaire et
du laboratoire au chevet du patient pour créer de nouveaux traitements pour les
gens d’ici et d’ailleurs. Je suis convaincue qu’il ne peut y avoir d’innovation
dans les soins sans des recherches continues.

 

Comme beaucoup, je jongle avec des responsabilités concurrentes telles que les
horaires de la patinoire, le covoiturage et les demandes de subvention. Je suis
une mère de hockeyeur, une scientifique et une dirigeante. À travers tout ça, je
me concentre sur ma contribution positive à la science cardiovasculaire, à ma
famille et à ma communauté.

 

J’encadre de nombreux étudiants et stagiaires en recherche. Mon nouveau rôle les motive. Je suis reconnaissante de collaborer avec des personnes brillantes et curieuses.

Les autres chercheurs sont pour moi des compagnons d’exploration qui comprennent la fébrilité et le travail exigeant associés à la découverte. L’amélioration des
soins et des traitements exige de nombreuses heures de recherche, d’étude et
d’analyse.

C’est pourquoi nous nous concentrons sur le long terme. L’Institut possède une foule
de scientifiques talentueux qui travaillent passionnément à percer les secrets
de la science.

 

La recherche est la voie qui mène à de futurs traitements. Nous sommes plus déterminés que jamais à accomplir ce travail qui nous inspire et aide des centaines de milliers de patients chaque année.

 

Aux Fêtes, lorsque je me retrouverai à table avec ma belle grande famille, je
regarderai ma mère et mes enfants et je serai fière de savoir que je fais
vraiment une différence dans la vie des patients cardiaques.

 

Et je sais déjà ce que je souhaite pour Noël : avec votre aide, guérir davantage
de gens et sauver encore plus de vies.

 

Tous mes vœux de santé et de bonheur, à vous et à vos proches, en cette période des Fêtes.

Katey
Rayner, Ph.D.

Directrice
scientifique et vice-présidente à la recherche

Institut
de cardiologie de l’Université d’Ottawa

P.-S.
En ce moment, nous avons besoin de dons pour trouver de nouvelles façons
d’améliorer les soins et les traitements.


Votre généreux don nous permettra d’appuyer et de maintenir en place les
meilleurs chercheurs du pays, qui transformeront les découvertes d’aujourd’hui
en traitement pour demain.

 

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