Histoires de Patients

Témoignage : Chris Clark se souvient du précieux héritage de ses parents

La famille Clark

Mes parents étaient des personnes formidables, ils me manquent chaque jour.

Robin et Heather ont vécu une mémorable histoire d’amour qui s’est déroulée sur près de cinquante ans, dans trois provinces et plusieurs autres destinations lointaines. Ils se sont rencontrés à Victoria, en Colombie-Britannique, dans les années 1950. Très amoureux, ils formaient un couple « éblouissant », selon leurs amis.

Mon père, grand charmeur, était marin en service actif dans la Marine. Ma mère était rieuse et amie avec tout le monde. Ils étaient très bien assortis, et leur amour semblait à l’épreuve du temps, malgré les nombreux défis qu’ils ont dû surmonter.

Notre famille a déménagé à Ottawa au printemps 1976, juste avant que l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa ouvre ses portes. À l’époque, nous ne savions pas à quel point cet établissement de calibre mondial jouerait un rôle déterminant dans nos vies pendant des décennies.

Problèmes cardiaques par un jour d’été

Je me souviens de cet été étouffant comme si c’était hier. J’avais environ 15 ans et j’aidais mon père près de notre caravane dans la forêt. Ses amis avaient généreusement offert de nous aider à soulever de l’équipement encombrant.

Soudainement, mon père a ressenti une douleur atroce, comme un coup de poignard à la poitrine. J’ai eu tellement peur; mon père si grand et fort était plié en deux de douleur. Ses amis, paniqués, l’ont rapidement amené à l’Hôpital de Renfrew, où il a été transféré au tout nouvel Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa.

Il a alors subi un pontage aortocoronarien qui lui a sauvé la vie, réalisé par le célèbre DWilbert Keon. Dans l’attente de nouvelles, ma mère et moi étions fous d’inquiétude et de stress. Lorsque le DKeon est apparu en tenue de chirurgien pour nous annoncer que mon père avait survécu, ma mère a éclaté en larmes, soulagée, et l’a serré fort dans ses bras pour lui exprimer sa gratitude. L’Institut de cardiologie venait d’accorder un précieux sursis à mes parents.

Le retour de mon père à l’Institut

Sous la supervision enjouée de ma mère, Robin a donc changé ses habitudes de vie, entre autres en cessant de fumer et en adoptant une alimentation plus saine.

Néanmoins, dix ans plus tard, au milieu des années 1980 alors qu’il était posté à Edmonton, il a de nouveau connu de graves problèmes cardiaques et s’est fait soigner au Centre médical de la Défense nationale, à Ottawa. Son médecin l’a vite inscrit sur la liste des patients en attente d’une transplantation cardiaque à l’Institut, un établissement où tous savaient qu’il serait bien pris en charge. L’attente a alors commencé. Ce fut une période stressante et difficile.

En 1986, Robin Clark est devenu le premier militaire canadien à recevoir une transplantation cardiaque complète. Le programme de transplantation cardiaque de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa avait été créé à peine quelques années auparavant. Aujourd’hui, il réalise en moyenne 35 transplantations par année et, à ce jour, environ 700 personnes en ont bénéficié.

Mon père a été soigné aux côtés d’autres personnes des quatre coins du pays. Pendant sa convalescence, il a rencontré d’autres greffés cardiaques qui ont marqué l’histoire, dont Noëlla LeClair, première personne au Canada à avoir reçu un cœur artificiel, le révolutionnaire Jarvik 7. C’était la première fois au Canada que le Jarvik était utilisé comme « pont » vers la transplantation d’un nouveau cœur provenant d’un don d’organe. Le Jarvik est encore utilisé de nos jours, de concert avec des technologies plus récentes.

La prochaine génération

En 2003, les problèmes de cœur ont encore frappé ma famille, mais cette fois, c’est moi qui étais visé. À un très jeune âge, j’ai attrapé un virus rare qui a attaqué mon pancréas et entraîné un diabète de type 1. J’étais donc plus à risque d’être atteint d’une maladie cardiaque.

J’avais à peine 37 ans quand j’ai subi un pontage coronarien. Comme mon père avant moi, j’ai adopté un mode de vie plus sain. Mais sept ans plus tard, malgré l’amélioration de mes habitudes de vie, j’ai eu à subir une angioplastie. Ma mère et moi avons alors réitéré notre confiance envers l’Institut de cardiologie.

Aujourd’hui, je vis avec une maladie cardiaque. Je suis reconnaissant pour le soutien aimant de ma femme, Marianne. Lorsqu’elle m’encourage par ses commentaires joyeux à propos de mes meilleures habitudes alimentaires, elle me rappelle ma mère qui remontait toujours le moral de mon père.

Quand on me demande mon avis sur l’Institut, je réponds toujours que c’est l’endroit le plus génial au monde. Il m’a permis de passer 30 ans de plus avec mon père. À mes amis qui ont besoin d’être traités à l’Institut, je dis de ne pas s’inquiéter, car ils y recevront les meilleurs soins cardiaques au pays.

Ce lieu de guérison a non seulement sauvé ma vie, mais aussi celle de mon père. Aujourd’hui, nous écrivons de nouveaux chapitres de notre histoire familiale et créons encore plus de souvenirs. Je savoure pleinement le temps que je passe avec ma femme et ma fille grâce à mon nouveau cœur.

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