Aujourd’hui, l’Institut est un acteur majeur des soins intensifs, tant dans la ville que dans la région et ailleurs au pays.

Le simulateur Califia offre à nos spécialistes en ECMO l’occasion de s’exercer aux soins quotidiens et à la gestion du circuit ECMO, tout en se préparant à intervenir face à des urgences rares, mais potentiellement mortelles.

Dr Bernard McDonald

Chef, Division d’anesthésiologie cardiaque
Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa

À l’époque de mes études en médecine, comme joueur de football de 6 pieds 5 et 250 livres, tout le monde pensait que je deviendrais chirurgien orthopédiste.

J’ai conservé mon instinct protecteur de joueur de ligne offensive, mais aujourd’hui, au lieu de protéger les quarts-arrière, j’ai le privilège de veiller sur les malades les plus vulnérables en tant qu’anesthésiologiste cardiaque. Toutes mes décisions visent à protéger, stabiliser et accompagner les patients lors d’interventions particulièrement complexes et délicates.

Pendant ma résidence en anesthésie et ma spécialisation en soins intensifs à Ottawa, je considérais l’Institut de cardiologie comme le summum. Cet établissement traitait les patients les plus gravement atteints, offrait les soins les plus avancés et comptait parmi son personnel les personnes que j’admirais le plus dans de nombreux domaines.

Parmi eux figurait un groupe éminent de médecins ayant joué un rôle central dans la mise en place du programme de soins intensifs de l’Institut. Destinés aux patients atteints d’affections mettant leur vie en danger, les soins intensifs visent avant tout à soutenir et à rétablir le fonctionnement des organs pendant que le corps tente de guérir.

Aujourd’hui, l’Institut est un acteur majeur des soins intensifs, tant dans la ville que dans la region at ailleurs au pays. Nous disposons d’une unité de soins intensifs de niveau trois et sommes le seul établissement, entre Toronto et Montréal, équipé pour proposer des traitements vitaux comme l’assistance circulatoire mécanique. Par rapport aux autres hôpitaux de la région, nous maintenons un ratio impressionnant de respirateurs et de moniteurs par rapport au nombre de lits en service.

La prise en charge en soins intensifs est extrêmement coûteuse et souffre d’un sousfinancement chronique en Ontario. Des donateurs et donatrices comme vous permettent d’investir dans l’avenir de nos patients. Envisageriez-vous de faire un don à l’occasion des Fêtes afin de permettre à l’Institut de cardiologie de continuer à prodiguer des traitements vitaux aux patients dans les moments les plus critiques?

Les soins intensifs ont fait leur apparition lors des épidémies de poliomyélite des années 1950, lorsque des patients nécessitant une ventilation et une surveillance ont été regroupés au sein d’une unité spéciale. À partir de là, les unités de soins intensifs (USI) ont évolué vers des mesures invasives de maintien des fonctions vitales comme la ventilation mécanique, l’administration de puissants médicaments et d’autres technologies hautement spécialisées.

En 1995, le fondateur de l’Institut, le Dr Wilbert Keon, a invité le Dr Mike Bourke, anesthésiste, à devenir le premier directeur médical de l’USI de l’Institut. Ce nouveau modèle visait à répondre à l’augmentation du nombre et de la complexité des opérations cardiaques. Désormais, la prise en charge postopératoire serait la responsabilité, non plus du chirurgien du patient, mais bien d’un médecin de l’USI qui s’occuperait des soins spécialisés et de la formation nécessaires pour traiter les patients les plus gravement malades.

En l’absence de formation officielle, ces pionniers des soins intensifs se sont lancés en s’appuyant sur leur formation antérieure, leurs connaissances et l’expérience acquise au fil d’années de dévouement.

Au début des années 1990, le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada a reconnu la médecine de soins intensifs en tant que surspécialité. Un des premiers programmes de formation en soins intensifs a été proposé ici même, à Ottawa. J’ai été l’un des premiers diplômés du programme de fellowship en médecine de soins intensifs de l’Université d’Ottawa et j’ai été embauché à la Division d’anesthésiologie cardiaque de l’Institut de cardiologie en 2002. Aujourd’hui, les soins intensifs à l’Institut de cardiologie sont prodigués dans deux unités distinctes : l’Unité de soins intensifs en chirurgie cardiaque (USICC) et l’Unité de soins intensifs en cardiologie (USIC).

En tant que directeur médical de l’USICC de 2009 à 2021, j’ai dirigé une équipe spécialisée dans l’utilisation d’équipements de circulation mécanique de pointe pour assister le coeur et les poumons. Cette équipe est formée pour utiliser l’oxygénation par membrane extracorporelle (ECMO), une technique de maintien des fonctions vitales consistant à pomper le sang hors du corps afin de l’oxygéner et d’en éliminer le dioxyde de carbone, avant de le réinjecter dans l’organisme.

En fait, notre USICC accueille parfois des patients souffrant d’une insuffisance respiratoire ou d’une grave pneumonie plutôt que de problèmes cardiaques, car nous sommes les seuls dans la région à disposer des appareils et de l’expertise nécessaires pour les maintenir en vie.

En fait, notre USICC accueille parfois des patients souffrant d’une insuffisance respiratoire ou d’une grave pneumonie plutôt que de problèmes cardiaques, car nous sommes les seuls dans la région à disposer de appareils et de l’expertise nécessaires pour les maintenir en vie.

Au cours des trois dernières décennies, les soins intensifs dispensés à l’Institut ont évolué pour s’adapter à la complexité et aux progrès de la médecine moderne. Les traitements et les interventions pratiquées aujourd’hui sont également plus complexes, tout comme l’état des patients que nous pouvons désormais traiter chirurgicalement. Afin de garantir à nos patients les meilleurs soins intensifs, l’Institut a adopté un modèle basé sur le travail en équipe pluridisciplinaire. Le mérite de l’amélioration continue de nos résultats revient aux infirmières, inhalothérapeutes, pharmaciens, physiothérapeutes, étudiants, médecins et autres membres du personnel qui mettent leur formation, leur dévouement, leur expertise et leurs connaissances au service des patients.

Depuis plus de 50 ans, l’Institut de cardiologie accorde la priorité aux soins centrés sur le patient. Cette mission revêt une importance cruciale dans nos deux unités de soins intensifs, car nos patients les plus gravement atteints ne peuvent pas s’exprimer par euxmêmes et sont parfois méconnaissables.

Les dons d’équipement, comme ce vélo de lit, font progresser les soins en aidant les patients gravement malades à retrouver plus rapidement leurs forces et leur mobilité.

Les proches constituent un lien précieux avec la personne derrière le patient. Une relation de confiance doit souvent être établie rapidement dans des situations où chaque minute compte et où des décisions cruciales doivent être prises en fonction de ce que le patient aurait lui-même souhaité.

Des années d’innovations rapides améliorant tous les aspects des soins prodigués aux patients gravement malades nous permettent désormais de nous attarder à l’avenir et au bien-être à long terme des patients plutôt qu’uniquement aux résultats à court terme.

Notre travail a un coût humain élevé. Les difficultés et l’incertitude omniprésentes pèsent lourdement sur le patient et sur sa famille. Et nous voulons nous assurer que le résultat que nous recherchons est bien celui qu’ils souhaiteraient.

À mes débuts, les discussions avec les patients et les familles sur l’opportunité de poursuivre les soins s’appuyaient sur mes expériences passées dans le traitement d’un large éventail de patients. Pour mieux guider les proches dans ces décisions difficiles, j’ai voulu en savoir plus sur l’évolution à long terme de l’état de santé des patients après une opération au cœur.

La recherche fait de vous un meilleur médecin et peut naître d’une simple curiosité, d’un souci de qualité ou de la volonté de changer les choses. Parfois, c’est simplement l’histoire de la personne qui nous interpelle et nous amène à nous demander : « Qu’est-il advenu d’elle? »

Pour moi, cette simple question : « Est-ce que ça en a valu la peine ? », a constitué jusqu’à présent le fondement de ma carrière universitaire à l’Institut.

J’ai lancé ce projet en contactant nos anciens patients ayant séjourné longtemps en soins intensifs pour leur poser des questions comme : « Comment ça va? », « Êtes-vous capable de vous débrouiller seul? » et « Vivez-vous chez vous? ». À ma dernière question, « Le referiez-vous? », 95 % des patients ont répondu oui. J’ai également appris que si nos patients survivaient à leur maladie grave, il y avait de très fortes chances qu’ils vivent de manière autonome chez eux.

Ces données sont devenues un outil précieux qui a transformé la manière dont notre personnel dispense les soins intensifs et a amélioré les résultats pour les patients. Savoir qu’un combat difficile avait une valeur à long terme pour les patients nous a permis d’adopter une approche plus proactive que réactive.

Chaque cas est unique et, malheureusement, certains patients, malgré toutes les interventions, ne se rétablissent pas. Mais s’ils ont une chance, nous parvenons souvent à les aider. Et nous n’abandonnons pas. Nous persévérons et redoublons d’efforts, car notre environnement unique nous le permet. Notre équipe a également appris au fil du temps que, parfois, en faisant moins, on peut obtenir de meilleurs résultats. L’expérience et la recherche nous ont appris à parfois prendre du recul, à alléger la sédation, à laisser les patients respirer sans respirateur et à les laisser guérir à leur propre rythme.

Lorsqu’on me demande ce qui me rend fier d’avoir bâti ma carrière à l’Institut de cardiologie, je peux dire que je suis fier de tout. Je suis fier d’avoir passé des décennies à travailler aux côtés de tant de personnes extraordinaires, à prodiguer des soins de la plus haute qualité à nos patients. Je suis également fier de travailler pour une organisation qui nous a donné tout ce dont nous avions besoin pour réussir.

La qualité remarquable des soins que nous dispensons et les résultats que nous obtenons ne sont possibles que grâce à des donatrices et donateurs bienveillants comme vous. Alors que nous faisons le bilan d’une nouvelle année placée sous le signe de l’espoir et de la guérison, nous vous sommes profondément reconnaissants de votre soutien. Votre générosité aide chaque jour nos équipes à prodiguer des soins exceptionnels et à sauver des vies. En notre nom à tous à l’Institut de cardiologie, merci de soutenir nos patients, leurs familles et nos équipes soignantes. Nous vous souhaitons paix, joie et bonne santé en cette période des Fêtes et tout au long de l’année à venir.

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